Parasitism, 2018
Interventions, performance, objets, autocollants, pochoirs sur verre, papier peint, documentation photo
Paris / Gonesse

Mehryl Levisse a intitulé sa résidence Parasitism (parasitisme), métaphore de l’interaction positive consommateur–ressource entre un organisme vivant et son hôte. Sa pratique est entrée discrètement dans l’environnement de travail de l’entreprise, en partant du principe que, d’un point de vue fonctionnel, sa présence était facultative et inutile.
Par une série d’actions dans l’atelier, il a infiltré le langage visuel de l’usine de « bugs » physiques, tantôt surréalistes, tantôt satiriques. Poussant plus loin la notion d’inutilité, il a créé de nouvelles zones en reprenant des codes visuels existant chez Bernard Controls, comme le marquage au sol – mais dans une couleur nouvelle : un ruban rose, menant souvent nulle part. Il les a appelées « zones d’inutilité ». Ces petits éléments perturbateurs modifiaient légèrement l’environnement de travail et interrogeaient les habitudes quotidiennes.
Dans la seconde partie du projet, il a travaillé avec les ingénieurs de Bernard Controls France à un papier peint : chaque élément de la composition transforme un dessin mécanique réellement utilisé pour construire les actionneurs en motif ornemental. La résidence s’est achevée par une performance de deux heures dans le showroom de l’entreprise : une performeuse en hôtesse, dans un costume bleu Bernard Controls fait main, exécutait des gestes simples et lents comme pour présenter des produits sur un salon professionnel.







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